Changer d’employeur est souvent perçu comme un signe de progression. Pourtant, certains ingénieur.e.s font un choix différent. Celui de rester, de s’investir et de grandir là où ils ont commencé. C’est une décision professionnelle réfléchie.
Karina Chaîné est ingénieure en mécanique du bâtiment chez BPA. Depuis son arrivée, elle a évolué d’ingénieure junior à chargée de projet, puis vers la gestion d’équipe. Son parcours illustre ce que l’Ordre des ingénieurs du Québec décrit comme une pratique professionnelle engagée. Un développement continu, ancré dans la responsabilité et l’impact réel.
Qu’est-ce qui pousse une ingénieure compétente à choisir la profondeur plutôt que la mobilité ? Elle nous explique pourquoi c’est chez BPA qu’elle a choisi de bâtir sa carrière.
Bien choisir son employeur, une décision qui engage l’avenir
Karina n’a pas rejoint BPA par hasard. L’envergure des projets et la réputation de la firme dans l’industrie l’ont attirée. Mais ce qui a fait la différence, c’est la première conversation avec son futur gestionnaire. Une rencontre qui ressemblait davantage à un échange qu’à une entrevue. Ses aspirations ont été écoutées avant même que la question du poste soit formellement posée.
Ce premier signal a compté. Selon les orientations de l’OIQ en matière de pratique professionnelle, l’environnement de travail influence directement la capacité d’un.e ingénieur.e à exercer avec rigueur et engagement. Choisir son employeur, c’est aussi choisir les conditions dans lesquelles on pratique son métier avec intégrité. Comme elle le souligne : « Un employeur qui offre du soutien pour grandir, ça fait toute la différence. C’est exactement ce que j’ai trouvé ici. »
L’espace pour apprendre, avec des gens derrière soi
Dès ses premières années, Karina a trouvé un équilibre qu’elle considère essentiel. Suffisamment d’autonomie pour développer son jugement, et des collègues sur qui elle pouvait compter. Ingénieure junior, elle pouvait appeler des collègues à Ottawa ou à Edmonton et compter sur la force du réseau interne. Elle a toujours senti une grande ouverture de la part de ses collègues et un réel désir de collaboration, même lorsqu’elle questionnait des confrères affectés à d’autres projets.
Ce type d’environnement ne va pas de soi. Il repose sur une culture du partage du savoir et sur la disponibilité réelle des expertises internes. Comme le rappelle l’OIQ, travailler avec un.e ingénieur.e, c’est créer les conditions dans lesquelles ce.tte professionnel.le peut exercer son plein potentiel. Cela passe par l’accès aux ressources et aux échanges nécessaires à une pratique éclairée. Comme le souligne Karina Chaîné : « Avec BPA, j’ai eu la chance d’avoir le meilleur des deux mondes. Un environnement riche en opportunités et la possibilité d’y participer activement, dès le début de ma carrière. »
Des projets qui ont un sens, l’impact comme moteur
Ce qui nourrit la motivation de Karina, ce ne sont pas uniquement les défis techniques. Ce sont les projets à connotation sociale dans lesquels elle s’implique. Des refuges pour femmes, des maisons de naissance, des logements publics dans les communautés du Grand Nord. Des bâtiments conçus pour des gens qui n’ont pas voix au chapitre.
Dans ces contextes, elle se décrit comme une « avocate » des occupant.e.s. Celle qui défend le confort thermique, la qualité de l’air, l’accès à une eau potable filtrée, même quand les pressions budgétaires invitent à couper. Ce sens des responsabilités envers les usager.e.s est au cœur de la déontologie de la profession. La relève en génie à l’ère de l’intelligence artificielle doit d’ailleurs naviguer ces mêmes enjeux. Concilier innovation, impact humain et obligations professionnelles. Comme elle l’exprime : « Mon travail contribue à créer un bâtiment qui a une mission sociale. Ça, c’est vraiment porteur de sens. »
Une évolution choisie, toujours en mouvement
Dix ans après son arrivée, Karina se considère toujours en progression. Elle participe au développement de son équipe nordique, devenue un département à part entière. Elle accompagne des collègues plus jeunes, s’implique dans les revues par les pairs et s’ouvre à de nouveaux volets, comme la gestion d’équipe et le développement des affaires. Chaque étape a été choisie, pas imposée.
Ce type de progression devient possible quand l’employeur valorise le développement professionnel de ses ingénieur.e.s. Pas seulement la montée hiérarchique, mais l’accès à des rôles transversaux, à des comités, à des responsabilités qui dépassent le projet. Le titre d’ingénieur porte en lui cette exigence de progression. Une compétence qui se nourrit, se partage et s’élargit.
Karina le dit sans détour. Ce qu’on lui avait promis en entrevue était là à 100 %, et même mieux.
S’investir, un acte professionnel
Le parcours de Karina Chaîné ne plaide pas pour l’immobilité. Il montre que la fidélité à un employeur peut être un choix actif et exigeant. Construire une expertise en profondeur. S’engager dans des projets qui comptent. Porter sa profession avec conviction.
L’environnement dans lequel on évolue n’est pas un détail. Pour un.e ingénieur.e, c’est ce qui détermine la façon dont on contribue à sa profession.
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