Le marché du génie est sous pression. Recrutement difficile, rétention fragile, attentes multigénérationnelles… Les organisations qui tirent leur épingle du jeu ne font pas plus de gestion, elles en font une différente. Leur secret? Elles réussissent à réduire l’écart entre les attentes des employés et l’expérience réelle vécue au quotidien.

Leviers d’engagement : pas juste le salaire

On croit souvent que la rémunération règle tout. En fait, ce critère arrive au 6e rang des attentes pour un travail satisfaisant. Le véritable problème, on a tendance à vendre une expérience de travail sans vraiment chercher à savoir ce à quoi les gens s’attendent.

Voici le TOP 5 des attentes selon les données enviAB :

1. Horaire adapté à ma réalité

2. Encadrement de mon superviseur

3. Tâches correspondant à mes habiletés

4. Valeurs organisationnelles qui me rejoignent

5. Possibilités d’avancement

Mission et valeurs : pas juste du marketing

Lorsqu’une personne se sent rejointe dans ses valeurs et dans ce qui donne du sens à sa vie, elle peut surprendre par son goût de s’investir et de prendre des initiatives. Avoir une mission sociale claire augmente la satisfaction au travail de 13 % et la productivité de 25 % (Harvard Business Review, 2021).

Ce n’est plus un détail dans une offre d’emploi : 48 % des personnes candidates refusent un emploi si les valeurs de l’organisation ne correspondent pas aux leurs (Randstad Work Monitor, 2025). C’est devenu un critère d’élimination.

L’intégration : 7 erreurs qui coûtent cher

On néglige trop l’accueil et l’intégration par manque de temps. Pourtant, une intégration réussie est l’élément qui a le plus d’impact sur la fidélisation du personnel.

Les 7 erreurs les plus fréquentes à éviter :

1. Ne pas débuter le processus avant l’arrivée

2. Ne pas impliquer le superviseur direct

3. Isoler le nouvel employé lors des premiers jours

4. Se limiter à l’accueil administratif

5. Ne pas lui jumeler un compagnon ou une compagne

6. Ne pas faire de suivis ponctuels structurés

7. Sous-utiliser les nouvelles technologies

Une intégration réussie couvrant les 5 volets (administration, tâche, culture, socialisation et développement) fait en sorte que 64 % des employés restent plus longtemps dans l’organisation, notamment grâce aux relations significatives développées avec leur gestionnaire et leurs collègues (Talent Canada, 2024).

La reconnaissance : fréquence avant tout

Les gestionnaires les plus habiles à reconnaître leur équipe obtiennent un niveau d’engagement de 70 %, contre seulement 27 % pour les moins habiles (Zenger & Folkman, 2022). Ce n’est pas une question de talent inné, c’est une compétence qui se développe.  

Et la fréquence compte : les employés reconnus hebdomadairement affichent un engagement de 62 %, contre 13 % pour ceux qui ne reçoivent aucune reconnaissance (Achievers Workforce Institute, 2023).  

Quelques pratiques gagnantes :  

  • Choisir 2 comportements précis à observer et à souligner chaque semaine; 
  • Positionner ses employés sur une grille selon leurs aptitudes et leur attitude pour mieux cibler les conversations de développement; 
  • Mettre en place le rapport d’étonnement auprès des nouveaux : « Qu’est-ce qui t’a surpris en bien ou en mal? » 

L’objectif est d’utiliser la reconnaissance de manière proactive, comme levier pour influencer les comportements, plutôt que comme simple récompense pour l’atteinte d’un résultat.  

Comprendre les attentes de vos employés : un changement de paradigme

Plutôt que de deviner ce qui motive chaque membre de votre équipe, le vrai levier consiste à outiller les employés eux-mêmes pour qu’ils cernent leurs propres attentes et jouent un rôle actif dans leur satisfaction au travail. Cela passe par des conversations gestionnaire-employé structurées, sans devinettes ni malentendus. 

Pour aller plus loin 

Les Services employeurs de l’Ordre des ingénieurs du Québec proposent des ressources et des solutions pour vous aider à attirer, mobiliser et fidéliser vos talents en génie : 

À propos de l’auteur

Stéphane Simard, CRHA, CSP, est conférencier international et auteur de douze ouvrages traduits en quatre langues, dont la nouveauté Mobiliser pour vrai. Au cours des 18 dernières années, il a outillé plus de 65 000 gestionnaires dans le cadre de plus de 775 conférences et ateliers de formation présentés dans huit pays.

Vous voulez vous démarquer et apporter une valeur ajoutée à vos projets tout en assurant leur qualité, leur sécurité et leur conformité aux normes? Vous gérez des enjeux techniques complexes avec des délais serrés et des budgets limités? Un ingénieur ou une ingénieure membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) est un atout stratégique.

Bien plus qu’un titre, le terme ingénieur désigne une expertise reconnue et une responsabilité assumée. Ces professionnels et professionnelles sont au cœur des projets d’avenir. Ils et elles façonnent le monde de demain par leur rigueur, leur créativité et leur engagement.

Voici 15 raisons concrètes de recruter un ingénieur ou une ingénieure dès maintenant

        1. Profession encadrée et obligations claires

        Au Québec, ne deviens pas ingénieur ou ingénieure qui veut. La profession est règlementée et le titre est synonyme de responsabilités. Seuls les membres de l’Ordre des ingénieurs du Québec sont autorisés à exercer la profession d’ingénieur. Ce cadre strict protège le public et garantit des pratiques sécuritaires. Une façon sûre de s’adjoindre une personne qualifiée et encadrée par un Ordre professionnel.

        2. Compétence et qualification sous surveillance constante

        Une ingénieure ou un ingénieur possède des compétences techniques issues d’une formation rigoureuse et validées par le permis délivré par l’OIQ. Vous embauchez ainsi une personne dont les qualifications ont été reconnues officiellement.

        3. Conformité aux exigences légales

        Plusieurs tâches exigent légalement la présence d’un ingénieur ou d’une ingénieure. Concevoir une infrastructure, valider certaines installations ou signer des plans techniques nécessite cette qualification officielle. En recrutant une ingénieure ou un ingénieur, vous vous assurez que elle ou lui pourra réaliser votre projet, incluant les activités réservées.

        4. Respect d’un code de déontologie rigoureux

        Les ingénieur.e.s suivent des règles éthiques précises. Le code de déontologie de la profession garantit des décisions impartiales, sécuritaires et responsables. L’intégrité professionnelle prime, même sous pression, limitant les décisions potentiellement risquées pour l’entreprise ou l’organisation.

        5. Résolution efficace des problèmes complexes

        La résolution de problèmes complexes fait partie intégrante de la profession d’ingénieur. Leur formation technique leur permet d’analyser rapidement les situations difficiles, d’identifier précisément les causes des blocages et d’apporter des solutions réalistes. Vous gagnez du temps et réduisez vos coûts opérationnels.

        6. Innovation et amélioration continue

        L’innovation est une force naturelle chez les ingénieur.e.s. Ils et elles remettent constamment en question les façons de faire existantes pour les améliorer. Leurs propositions de solutions concrètes pour optimiser vos produits, services ou procédés, vous aident à rester compétitif sur votre marché.

        7. Gestion efficace des risques techniques

        Une ingénieur ou un ingénieur détecte les risques avant qu’ils ne deviennent des problèmes réels. Sa formation technique permet d’identifier rapidement les failles potentielles et de proposer des mesures préventives concrètes. Vous limitez ainsi les imprévus, réduisez vos pertes financières et sécurisez vos opérations.

        8. Accès à un réseau professionnel élargi

        L’ingénieur ou l’ingénieure dispose d’un vaste réseau professionnel de 76 000 membres et futur.e.s membres. Ces contacts facilitent les échanges, accélèrent l’accès à des expertises complémentaires et génèrent des opportunités nouvelles pour votre entreprise. Vous gagnez en efficacité grâce à des collaborations rapides et pertinentes.

        9. Attraction et rétention des talent

        La présence d’ingénieur.e.s qualifié.e.s renforce votre réputation d’employeur sérieux et attractif. Cet atout attire d’autres talents compétents et favorise la fidélisation de vos équipes actuelles. Vous renforcez ainsi la stabilité et la continuité de votre organisation.

        10. Productivité accrue

        Les ingénieur.e.s améliorent directement votre productivité. En simplifiant les processus, en éliminant les inefficacités techniques et en accélérant les prises de décision, ils et elles permettent à vos équipes de travailler plus rapidement, plus efficacement, et avec de meilleurs résultats.

        11. Réduction des coûts à long terme

        L’ingénieure ou l’ingénieur adopte une vision à long terme de vos projets. Sa rigueur technique et sa capacité à anticiper les problèmes vous évitent des dépenses imprévues. Moins d’entretien imprévu, moins d’interruptions, moins de réparations : une gestion technique plus stable et plus prévisible.

        12. Pratique surveillée et encadrée

        L’OIQ veille au respect des obligations professionnelles de ses membres. Cette surveillance réduit les risques d’erreurs graves ou de comportements non éthiques. Une pratique qui inspire confiance, grâce à un encadrement rigoureux.

        13. Compétences toujours à jour

        Les ingénieur.e.s doivent suivre des formations continues obligatoires de maintien des compétences et de développement professionnel, à raison de 30 heures aux 2 ans. Une façon de s’assurer que leurs connaissances restent alignées sur les réalités actuelles de leur domaine de compétences.

        14. Protection financière pour votre entreprise

        Les ingénieur.e.s sont couverts par une assurance responsabilité professionnelle obligatoire. Cette protection sécurise votre entreprise et vos clients en cas d’erreur ou de dommage.

        15. Crédibilité et confiance

        Le titre d’ingénieur est un gage de compétence et de professionnalisme. Il repose sur des responsabilités déontologiques et professionnelles strictes. En embauchant un.e ingénieur.e, vous ajoutez à votre équipe une personne dont l’expertise inspire confiance et renforce votre crédibilité.

        Recruter un ingénieur ou une ingénieure membre de l’OIQ représente un choix stratégique clair, rentable et durable. Grâce à une expertise reconnue, une gestion efficace des risques et une capacité d’innovation, il ou elle améliore concrètement vos résultats. C’est un investissement gagnant pour votre entreprise, aujourd’hui comme demain.

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        Des questions? Écrivez-nous à employeur@oiq.qc.ca 

        Connaissez-vous la différence entre le génie et l’ingénierie ? Si vous hésitez, vous n’êtes pas seul. Ces termes sont souvent confondus dans le langage courant. Mais dans un domaine aussi encadré que celui de l’ingénierie, mieux vaut savoir précisément de quoi l’on parle. Voici quelques définitions pour mieux s’y retrouver. 

        Génie

        Le mot génie désigne un domaine de connaissances appliquées, fondé sur les sciences, les mathématiques et la technologie, qui permet de concevoir, construire, améliorer ou maintenir des systèmes, des infrastructures, des procédés ou des produits.  

        On parle ainsi de génie civil, de génie électrique, de génie mécanique, etc.  

        Chaque branche du génie s’attaque à des enjeux concrets touchant des secteurs clés comme les transports, l’énergie, l’environnement ou les technologies. 

        Ingénierie 

        Le mot ingénierie est souvent employé comme synonyme de génie, mais il désigne plutôt sa mise en pratique. C’est l’art de transformer les idées en réalisations concrètes.  

        L’ingénierie regroupe l’ensemble des activités intellectuelles, techniques et méthodologiques qui permettent de concevoir, développer et mettre en œuvre des solutions efficaces, durables et sécuritaires.  

        Concevoir un pont, automatiser une chaîne de production, optimiser un réseau électrique : tout cela relève de l’ingénierie. 

        Autrement dit, si le génie est le domaine, l’ingénierie est ce qu’on fait dans ce domaine. 

        Ingénieur

        Une ingénieure ou un ingénieur est une personne légalement autorisée à exercer l’ingénierie au Québec. Ce titre est protégé par la loi et ne peut être utilisé que par les membres en règle de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ). 

        Pour porter ce titre, il faut obligatoirement : 

        • Avoir obtenu un baccalauréat en génie ou une équivalence reconnue
        • Avoir complété le programme d’accès à la profession
        • Être inscrit au Tableau de l’Ordre
        • Détenir un permis d’exercice valide
        • Respecter les obligations professionnelles et déontologiques définies par la Loi sur les ingénieurs et le Code des professions. 

        Ce n’est donc ni un diplôme ni une fonction dans une entreprise qui détermine le droit d’utiliser le titre. Seul l’Ordre peut l’attribuer, après vérification des compétences et du respect des conditions d’admission. Le titre confère un permis d’exercice et demeure un privilège qui exige des obligations à tout.e ingénieur.e. 

        Ingénieur ou professionnel du génie ? La différence est importante 

        Le mot professionnel du génie est un terme générique qui peut désigner toute personne œuvrant dans le domaine du génie, par exemple un technicien, une technologue ou un diplômé en génie qui n’est pas membre de l’Ordre. 

        Mais seul un membre de l’OIQ peut utiliser le titre d’ingénieur ou d’ingénieure, ou l’abréviation « ing. » après son nom. Cette distinction est essentielle, car elle marque une responsabilité professionnelle encadrée par la loi : 

        • L’ingénieur.e peut poser des activités réservées, c’est-à-dire réaliser certaines tâches qui présentent un risque pour le public et qui exigent une expertise reconnue
        • Il ou elle est aussi assujetti.e à un code de déontologie, à une formation continue obligatoire, et à un processus d’inspection professionnelle. 

        En résumé, toute personne qui travaille dans le domaine du génie n’est pas nécessairement ingénieur ou ingénieure. Seules les personnes qui remplissent toutes les conditions d’admission à l’Ordre et respectent ses règles peuvent porter ce titre. Et cela fait toute la différence. 

        CPI – candidat ou candidate à la profession d’ingénieur

        Le ou la CPI est une personne en cheminement vers le titre d’ingénieur. Il ou elle a obtenu un baccalauréat en génie (ou une équivalence reconnue) et a été admis.e au programme d’accès à la profession de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ). 

        Ce programme est obligatoire pour toute personne qui souhaite devenir membre de l’Ordre et porter le titre ing. Il permet de : 

        • Consolider les compétences techniques et professionnelles
        • Acquérir une expérience pratique supervisée
        • Être soutenu.e dans le développement de son éthique professionnelle
        • Préparer l’évaluation finale pour l’obtention du permis d’exercice. 

        Pendant cette période, le ou la CPI doit : 

        • Travailler sous la supervision directe d’un ingénieur ou d’une ingénieure
        • Respecter le Code de déontologie de la profession
        • Participer à des activités de perfectionnement professionnel. 

        Le titre de CPI est donc bien plus qu’un statut transitoire : c’est une étape structurée et encadrée, conçue pour garantir que la personne sera prête à exercer la profession avec compétence, rigueur et intégrité. 

        Un peu d’étymologie…

        Le mot génie vient du latin ingenium, qui signifie « faculté de créer, disposition naturelle, talent ». Cette racine est aussi à l’origine du mot ingénieur. Dans l’Antiquité, le génie militaire désignait les experts chargés de concevoir des machines de siège ou des fortifications. 

        Les domaines du génie reconnus par l’Ordre 

        L’Ordre des ingénieurs du Québec recense une trentaine de domaines du génie. Cette diversité reflète l’étendue des expertises nécessaires pour répondre aux besoins techniques, scientifiques et technologiques de notre société.  

        • Génie aérospatial
        • Génie agroalimentaire
        • Génie agroenvironnemental
        • Génie alimentaire
        • Génie du bâtiment
        • Génie biomédical
        • Génie des bioressources
        • Génie biotechnologique
        • Génie du bois
        • Génie chimique
        • Génie civil
        • Génie électrique
        • Génie électronique
        • Génie environnemental
        • Génie géologique
        • Génie géomatique
        • Génie industriel
        • Génie informatique
        • Génie logiciel
        • Génie manufacturier
        • Génie maritime
        • Génie mécanique
        • Génie métallurgique
        • Génie des mines
        • Génie nucléaire
        • Génie pétrolier
        • Génie physique
        • Génie des systèmes
        • Génie des télécommunications
        • Génie textile 

        Pour conclure 

        Des termes comme génieingénierieingénieur ou CPI ne sont pas interchangeables. Les comprendre et les utiliser avec justesse facilite la communication entre tout le monde. Cette rigueur dans le vocabulaire n’est pas sans rappeler celle que l’on attend de la profession elle-même. 

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