Dans un marché serré, chaque décision de recrutement peut faire une différence. Et si vous commenciez à bâtir votre relève en génie ? Accueillir des stagiaires en génie, c’est miser sur des talents en formation, motivés à apprendre et prêts à contribuer à leur niveau. C’est une stratégie qui rapporte dès maintenant, en donnant un coup de pouce à vos projets, tout en préparant votre relève pour demain. 

Catherine Lamy-Pilon, directrice adjointe, développement de carrière et projets stratégiques, et Geneviève Dalcourt, directrice des stages à l’ÉTS nous donnent 5 bonnes raisons d’en faire une pratique gagnante dans votre organisation.

1. Des talents en formation, prêts à contribuer dès maintenant

Un stagiaire peut vous aider à avancer concrètement, même s’il est encore aux études. Dès le premier stage, il peut appuyer vos équipes sur des tâches simples et techniques qui libèrent du temps à vos employés plus expérimentés.
À l’ÉTS, bon nombre d’étudiantes et étudiants amorcent leur bac après un DEC technique, ce qui leur donne déjà une solide base pratique. Elles ou ils sont ainsi rapidement opérationnels dès leur premier stage. Et plus leur parcours avance, plus leur contribution gagne en profondeur : d’un rôle de soutien technique au départ, les stagiaires en viennent souvent à gérer des projets de conception ou d’amélioration dès le troisième stage.
En choisissant de les accueillir tôt, vous maximisez leur potentiel et vous les formez selon vos besoins, pour aujourd’hui… et peut-être pour plus tard.

2. Des idées neuves et des compétences actuelles

Un ou une stagiaire vous apporte bien plus qu’un coup de main : il ou elle amène des idées fraîches et des compétences à jour.
Formés avec les technologies, les outils numériques et les méthodes les plus récentes, les stagiaires arrivent avec une perspective actuelle sur votre domaine. Leur proximité avec la recherche appliquée et les réalités industrielles les rend sensibles aux défis d’aujourd’hui.
En travaillant avec vos équipes, ils et elles questionnent vos façons de faire et proposent souvent des améliorations que vous n’auriez pas envisagées. Les stagiaires contribuent à faire circuler les idées dans vos équipes et à nourrir l’innovation, sans que cela vous coûte plus cher.
Accueillir une ou un stagiaire, c’est donc injecter une énergie neuve qui peut faire bouger les choses, dès maintenant.

3. Un terrain d’essai pour bâtir votre équipe de demain

Un stage, c’est l’occasion idéale de tester une future employée ou un futur employé, sans pression ni engagement.
Pendant quelques mois, vous voyez la personne à l’œuvre dans votre vrai contexte de travail, sur de réels projets. Vous évaluez ses compétences, sa capacité d’adaptation et son savoir-être, bien au-delà d’une simple entrevue. Vous validez aussi s’il y a un bon fit avec votre équipe, votre culture et vos façons de faire.
Plusieurs entreprises choisissent de garder contact après le stage et d’offrir du travail à temps partiel jusqu’à la fin des études. Résultat : vous arrivez à l’embauche avec une personne déjà formée à votre réalité, motivée et prête à rester.

4. Une expérience qui fait grandir vos équipes

Accueillir un ou une stagiaire, c’est aussi une occasion de faire progresser vos employés.
Superviser les stagiaires les amène à développer des compétences en gestion, en communication et en transfert des connaissances. Votre personnel apprend à guider, à expliquer, à encadrer, ce qui renforce sa propre expertise et son leadership.
Cette dynamique crée souvent une fierté d’équipe : on se rassemble pour transmettre ce qu’on sait et faire réussir quelqu’un de nouveau. Le regard extérieur des stagiaires stimule aussi la discussion et pousse les équipes à revoir certaines pratiques.
Vous y gagnez donc une équipe plus forte, plus mobilisée… et plus prête à accueillir les talents de demain.

5. Un processus simple, avec du soutien à chaque étape

Accueillir des stagiaires, c’est plus simple que vous le pensez.
Vous affichez vos besoins, vous choisissez votre stagiaire et vous êtes accompagné tout au long du processus.
Des outils existent pour préparer vos superviseurs, comme des formations gratuites pour bien accueillir, encadrer et motiver les stagiaires. Vous avez aussi accès à un coordonnateur ou une coordonnatrice de stage qui reste disponible pour répondre à vos questions et soutenir l’intégration.
Ce soutien réduit vos efforts et vous permet de vous concentrer sur l’essentiel : faire avancer vos projets et bâtir votre équipe.

Conclusion

Faire une place à une ou un stagiaire, c’est plus qu’un geste de formation. C’est une stratégie qui vous aide à avancer aujourd’hui, tout en identifiant et en formant les talents qui bâtiront votre équipe demain.
Le pari est simple, les bénéfices sont concrets. Pourquoi attendre? Ouvrez la porte à la prochaine génération de talents… dès maintenant.

« Chaque stage doit être une expérience gagnante pour tous » – Geneviève Dalcourt

Chaque année, l’ÉTS accompagne plus de 2500 stages en entreprise, en restant présente à chaque étape, autant pour les employeurs que pour les stagiaires. Le service stages ÉTS agit comme un véritable partenaire pour simplifier le processus : de l’affichage des offres à la sélection des candidats, jusqu’au suivi personnalisé durant tout le stage.
« Nous sommes là pour soutenir les employeurs et faire de chaque stage une expérience gagnant-gagnant », expliquent Catherine Lamy-Pilon, directrice adjointe, développement de carrière et projets stratégiques, et Geneviève Dalcourt, directrice des stages à l’ÉTS.
« Nos équipes proposent aussi des outils concrets, comme des formations gratuites pour les superviseurs, afin de les aider à bien accueillir et encadrer les stagiaires. » C’est d’ailleurs ce soutien qui contribue à un taux de satisfaction de 90 % chez les employeurs, qui choisissent, pour la grande majorité, de renouveler l’expérience année après année.

« Les stages, c’est un tremplin pour la carrière » – Reda Semekte

Étudiant en 3e année du baccalauréat en génie de la construction à l’ÉTS, Reda Semekte termine ses études avec 3 stages à son actif, dont 2 chez Pomerleau, une entreprise qui accueille chaque année + 300 stagiaires et qui mise activement sur la formation de la relève.
Chez Pomerleau, Reda a occupé des rôles concrets : assistant gestionnaire de projets, puis coordonnateur stagiaire en conception. Il garde un excellent souvenir de ces stages, marqués par la variété des tâches, un encadrement de qualité et une immersion directe dans la réalité du terrain. « À l’ÉTS, on acquiert une base solide, mais c’est vraiment en stage que l’on comprend ce que c’est, le métier sur le terrain. »
Son engagement n’est pas passé inaperçu : nommé parmi les stagiaires de l’année lors de son premier passage, il a remporté un prix au gala interne lors du second.
« Les stages, c’est un tremplin pour la carrière. On apprend, on se fait connaître, et on prend confiance. »
Aujourd’hui, Reda termine son parcours avec des compétences concrètes, un réseau professionnel bien établi… et une direction claire pour la suite.

Découvrez nos solutions employeurs et notre contenu sur le sujet:

Des questions? Écrivez-nous à employeur@oiq.qc.ca

Vous cherchez à pourvoir un poste en génie, rapidement, avec un ingénieur ou une ingénieure compétente et motivée et vous avez des candidates et candidats formés à l’étranger ? Vous souhaitez rapatrier des ingénieurs de vos filiales internationales pour un projet au Québec ? 

De plus en plus d’entreprises font le choix d’employer des professionnelles et professionnels formés à l’étranger (PFÉ). Et avec raison. Ces personnes apportent souvent une grande expérience, une perspective différente et une volonté marquée de contribuer. 

Mais attention : au Québec, on ne peut pas exercer la profession d’ingénieur sans détenir un permis délivré par l’Ordre des ingénieurs du Québec. Il est donc essentiel de comprendre les étapes du processus d’accès à la profession, les types de permis disponibles et le rôle que vous, comme employeur, pouvez jouer. 

Bonne nouvelle : l’Ordre est là pour vous guider à chaque étape.  

Pourquoi embaucher une ou un PFÉ?

Selon notre étude Employeurs*, 86% des entreprises en génie ont des enjeux d’attraction et de recrutement de nouveaux talents. C’est pourquoi le recrutement de professionnelles et professionnels formés à l’étranger (PFÉ) se développe sans cesse. Plusieurs possèdent déjà des années d’expérience dans leur domaine. Leur profil est souvent aligné sur vos besoins, mais leur statut professionnel ne permet pas toujours d’exercer pleinement dès l’embauche.

Si vous recevez une candidature internationale, vous ne pouvez pas présumer que la personne détient le droit d’exercer comme ingénieur au Québec. Même avec une formation solide, le ou la PFÉ doit détenir un permis valide pour exercer la profession d’ingénieur et réaliser des activités réservées.

Comprendre les permis délivrés par l’Ordre

3 permis permettent à une ou un PFÉ d’intégrer le marché du travail québécois :

  • Le permis régulier pour toute personne qualifiée qui désire pratiquer le génie au Québec de façon permanente et devenir membre de l’Ordre. Pour l’obtenir, il faut suivre le processus d’équivalence de la formation, puis le programme d’accès à la profession. Les 2 processus se déroulent sur 3 ans au minimum. Le PFÉ devient alors candidates ou candidat à la profession (CPI) avant de devenir ing.
  • Le permis temporaire pour projet particulier afin d’exercer la profession dans le cadre d’un projet précis et de durée limitée. Il est valide pour 1 an et peut être renouvelé autant de fois que nécessaire, à condition de démontrer une connaissance suffisante du français. Si ce n’est pas le cas, le renouvellement est conditionnel à la réussite de l’examen de français de l’OQLF. En cas d’échec, le renouvellement est limité à 3 fois.
  • Le permis restrictif temporaire (PRT) délivré aux personnes qui ont étudié l’ingénierie en France et dont l’établissement et le programme se trouvent dans la liste de l’ARM*. Ce permis temporaire reste valide jusqu‘à l’obtention du permis régulier. Durant cette période, le détenteur ou la détentrice doit travailler sous la supervision immédiate d’un ingénieur ou une ingénieure et obtient le titre ing. PRT. Il ou elle devra suive le programme d’accès à la profession (PAP) pour obtenir le permis régulier et le titre ing.

Dans tous les cas, il est illégal de porter le titre ing. et de réaliser des activités professionnels sans permis valide. Cela peut inclure, par exemple, l’approbation de plans et devis, la signature de documents techniques, ou la prise de décisions qui engagent la responsabilité professionnelle.

Rappelez-vous: embaucher un ou une PFÉ ne suffit pas! Vous devez vous assurer que la personne détient le droit d’exercer au Québec.

Les grandes étapes pour devenir ingénieur au Québec

Avant de pouvoir porter le titre d’ingénieur et d’exercer la profession au Québec, les PFÉ doivent obtenir une reconnaissance de leurs compétences par l’Ordre. L’objectif est avant tout de protéger le public. Voici les grandes étapes du processus :

  1. Demande d’admission à l’Ordre

La ou le PFÉ doit soumettre un dossier complet pour évaluation. Les documents à fournir sont très différents d’un profil à l’autre, mais voici quelques exemples de documents à fournir :

  • Les diplômes obtenus et les relevés de notes
  • Une preuve d’expérience professionnelle
  • Un CV détaillé

L’Ordre analyse alors le dossier selon les critères et normes détaillées dans la loi des ingénieurs.

2 voix sont possibles : 

  • Diplômé.e de pays avec entente (25 pays) 
  • Diplômé.e de pays sans entente

2. Étude du dossier et décision de l’Ordre

Selon le profil de la personne, l’Ordre peut:

  • Autoriser le ou la PFÉ à intégrer le programme d’accès à la profession
  • Délivrer un permis temporaire : par exemple un permis restrictif temporaire (PRT) pour les diplômés dans le cadre de l’ARM avec la France ou un permis temporaire pour projet particulier
  • Demander des compléments pour répondre aux exigences à remplir : cours universitaires, examens techniques, stage, etc.

Chaque parcours est spécifique. C’est pourquoi chaque profil est évalué individuellement. L’Ordre veille à garantir la sécurité du public, ce qui implique des standards élevés de compétence.

Le délai pour l’octroi de la demande d’admission par l’Ordre est d’environ 12 à 16 semaines à compter de la date de réception de la demande complète.

3. Admission au Programme d’accès à la profession

Une fois la demande d’admission approuvée par le comité d’admission à l’exercice (CAE), la ou le PFÉ intègre le Programme d’accès à la profession. Ce programme prépare les futures ingénieures et futurs ingénieurs à exercer avec rigueur et compétence. Il se divise en 3 volets : pratique, théorique et linguistique.

Il inclut :

  • Formation théorique virtuelle validée par un examen professionnel
  • 24 mois d’expérience pratique supervisée par un ingénieur ou une ingénieure pour le développement des 6 compétences clés
  • Exigences linguistiques du Français

Le ou la PFÉ s’inscrit au registre et devient une candidate ou un candidat à la profession d’ingénieur (CPI). Elle ou il pourra exercer la profession au Québec, en respectant le cadre juridique ainsi que le Code de déontologie. Cependant, les CPI doivent être supervisés lorsqu’ils participent aux activités réservées.

4. Obtention du titre d’ingénieur

  • L’exam professionnel évalue les connaissances théoriques, notamment en matière d’éthique, de législation et de normes de pratique professionnelle
  • La ou le superviseur valide les connaissances pratiques
  • La ou le CPI fournit une preuve de maitrise du français. La preuve de connaissance de la langue est requise par la Charte de la langue. Le CPI qui n’a pas cette connaissance se verra attribuer un permis temporaire pour langue d’une année, renouvelable 3 fois

Une fois toutes ces conditions validées, c’est la fin du parcours vers le titre d’ingénieur. Les membres doivent alors s’inscrire au Tableau des membres de l’Ordre. La ou le PFÉ obtient le titre ing. et est alors pleinement autorisé à exercer la profession d’ingénieur au Québec, sans restriction.

Si vous embauchez une ou un PFÉ qui n’a pas encore de permis, l’Ordre peut évaluer son dossier plus rapidement si une offre d’emploi est jointe à la demande. Cela peut ouvrir la voie à un permis temporaire ciblé, accélérant l’intégration de la personne dans votre organisation.

L’Ordre peut vous accompagner

L’Ordre offre des ressources et outils concrets pour accompagner les organisations qui souhaitent embaucher une ou un PFÉ.

Un partenaire de confiance

L’Ordre joue un rôle central dans la reconnaissance des compétences des PFÉ. Il ne se contente pas d’évaluer les candidatures : il accompagne les CPI tout au long du processus d’admission.

En tant qu’employeur, mieux comprendre le parcours des PFÉ vous aidera à connaitre les étapes et délais pour mieux les soutenir.

Des outils pour les employeurs

Afin de vous aider à comprendre le parcours, l’Ordre propose des informations fiables et des outils spécifiques :

  • Des fiches pratiques qui regroupent les informations essentielles
  • Des réponses à vos questions par courriel à employeur@oiq.qc.ca ou par téléphone
  • Le site web de l’Ordre conforme aux lois et règlements en vigueur

L’Ordre se mobilise pour faciliter l’intégration des PFÉ. Vous pouvez, vous aussi, jouer un rôle clé, notamment en offrant un environnement de travail favorable à l’apprentissage du français, en valorisant les compétences de vos recrues et en les dirigeant vers les bonnes ressources.

Découvrez notre listes de services et outils

Des questions? Écrivez-nous à employeur@oiq.qc.ca  

*Étude employeurs OIQ x Aviseo – Décembre 2024