L’expertise technique est souvent perçue comme la valeur principale d’un ingénieur ou d’une ingénieure, pourtant, les relations avec vos clients et collaborateurs font partie intégrante de votre quotidien, que vous soyez consultant, entrepreneur ou employé au sein d’une organisation.
C’est précisément ce que mettent en lumière Annie Jane Boutin, B.A.A. et Paule Marchand, MBA, formatrices et conférencières, associées chez Satellite conseil, spécialisées dans l’optimisation des relations et communications d’affaires. Elles soulignent l’importance de faire preuve de compétences relationnelles et de garder le contrôle dans les situations déstabilisantes.
Si certaines collaborations sont fluides et stimulantes, d’autres peuvent devenir exigeantes, déstabilisantes, voire épuisantes.
Attentes floues, insatisfactions non exprimées, non-dits… ces situations sont fréquentes, et si elles sont mal gérées, elles peuvent fragiliser la relation, miner la motivation et freiner le développement des affaires.
Un client « difficile » ou un collaborateur exigeant n’est donc pas nécessairement un partenaire perdu. Bien au contraire. Lorsqu’il verbalise une insatisfaction, il vous rend service : il vous indique précisément où investir vos énergies pour préserver sa confiance.
S’il prend la peine de s’exprimer, c’est qu’il croit que vous saurez corriger la situation et qu’il souhaite poursuivre la relation avec vous. Autrement, il se contenterait de couper la relation sans explication.
Un malentendu, une perception différente, un détail non clarifié… et la frustration apparaît.
Vous avez l’impression de toujours devoir en faire plus, sans jamais satisfaire votre interlocuteur ? Dans la majorité des cas, ce ne sont pas vos compétences techniques qui sont en cause.
Lorsque votre interlocuteur manifeste son insatisfaction, se fâche ou se plaint, vous devez savoir comment réagir et quoi dire.
Pour gérer ce type de situation avec calme et assurance, il est essentiel de se parler de vive voix afin de bien se comprendre.
La technique du 1-2-3-4 vous permet de demeurer en contrôle et de ne pas perdre les pédales quand vous faites face à une personne très mécontente et émotive. Voici les étapes à suivre :
Gardez en tête que 80 % des personnes insatisfaites n’expriment jamais leur mécontentement. En s’ouvrant à vous, cette personne vous offre la porte pour régler la situation.
2. Démontrez de l’empathie
À ne pas confondre avec « Je m’excuse », car pour l’instant on ne sait pas ce qui se passe vraiment.
La personne insatisfaite souhaite, avant tout, être écoutée et comprise.
Ce court monologue, maximum de 20 secondes, en 4 étapes simples est un outil puissant. Il vous permet d’éviter de vous justifier ou de vous défendre, tout en démontrant ouverture, écoute et professionnalisme.
Valider les attentes, poser les bonnes questions et reformuler ce que vous avez compris sont des gestes simples qui évitent bien des frustrations et transforment une situation délicate en relation plus constructive.
Par exemple, demandez :
L’ingrédient numéro 1 pour ouvrir le dialogue : l’ouverture, en laissant d’abord l’ego au vestiaire. Lorsqu’une situation sensible est bien gérée, la relation, dans la majorité des cas, est renforcée.
Le meilleur scénario demeure toujours la prévention. Comment ? En faisant parler votre client ou votre collaborateur en amont d’un projet, au-delà du livrable, du délai et du budget.
Par exemple :
Comme ingénieur ou ingénieure, gérer des projets et diriger des équipes implique aussi de savoir gérer les relations. Les habiletés relationnelles ne sont pas accessoires : elles sont essentielles pour bâtir la confiance, prévenir les tensions et assurer un succès durable.
Dans plusieurs domaines du génie, les pratiques de recrutement évoluent sous l’effet de la transformation numérique et de l’intégration graduelle de l’intelligence artificielle (IA) dans les organisations. Certaines entreprises ont désormais recours à des outils automatisés pour examiner les candidatures, comparer les profils techniques ou repérer des compétences spécifiques dans un curriculum vitæ.
Ces évolutions influencent également la manière dont les ingénieures et ingénieurs abordent leur recherche d’emploi. L’analyse des offres, la préparation d’une candidature ou l’organisation d’un parcours professionnel peuvent aujourd’hui s’appuyer sur différents outils numériques.
L’Ordre des ingénieurs du Québec propose également à ses membres diverses ressources qui visent à appuyer leurs démarches professionnelles et à accompagner l’évolution de leur carrière.
Vous êtes en réflexion sur votre prochaine étape professionnelle ? Voici comment l’intelligence artificielle peut contribuer à certaines étapes de votre recherche d’emploi en génie.
Dans de nombreuses organisations, les processus de recrutement reposent désormais sur des outils numériques capables d’analyser un grand volume de candidatures. Ces systèmes peuvent examiner différents éléments d’un profil professionnel, comme les compétences techniques, les domaines d’expertise ou certains mots-clés associés à des technologies d’ingénierie.
Cette évolution influence la manière dont les candidatures sont analysées et priorisées. Dans plusieurs cas, votre curriculum vitæ est d’abord examiné par un système de gestion des candidatures automatisé (Applicant Tracking System – ATS) avant d’être étudié par un recruteur ou une équipe technique.
L’article « Main-d’œuvre : soutenir les employeurs en génie » rappelle d’ailleurs que les organisations font face à plusieurs enjeux, notamment l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre. En effet, un passage souligne que plus de 86 % des employeurs en génie peinent à attirer et à retenir les talents.
Comprendre ces mécanismes peut donc devenir un levier stratégique dans votre démarche de recherche d’emploi.
Avant même de rédiger votre candidature, vous pouvez utiliser certains outils qui intègrent l’intelligence artificielle afin d’analyser plus finement les offres d’emplois. Parmi ceux-ci, mentionnons Resumly, Careerflow et Huntr qui intègrent un module pour comparer les compétences indiquées sur votre curriculum vitæ et celles des offres d’emploi que vous convoitez. Vous pouvez aussi utiliser la fonction Correspondances des compétences. Ces outils peuvent notamment vous aider à repérer les compétences les plus souvent mentionnées dans une description de poste ou à comparer plusieurs offres similaires.
Comme ingénieure ou ingénieur, cette étape peut aussi vous permettre d’identifier certaines tendances du marché : évolution des outils utilisés dans votre secteur, apparition de nouvelles spécialités ou rapprochement entre différentes disciplines du génie.
Les plateformes spécialisées peuvent également soutenir votre analyse. Le site ingemplois.ca, lancé par l’Ordre des ingénieurs du Québec, a été conçu pour faciliter la mise en relation entre les employeurs et les ingénieures et ingénieurs et CPI du génie.
L’article Ingemplois.ca : le nouveau site d’emploi conçu par l’Ordre présente comment cette plateforme vise à offrir un environnement adapté aux réalités du marché du travail en ingénierie.
En génie, votre curriculum vitæ constitue souvent un document technique qui doit mettre en valeur des réalisations concrètes : projets auxquels vous avez contribué, technologies que vous avez utilisées, responsabilités assumées au sein d’équipes multidisciplinaires ou participation à certaines innovations.
Certains outils d’intelligence artificielle, comme NeuvaCV par exemple, peuvent vous aider à générer une version optimisée de votre CV en analysant les offres que vous convoitez en y ajoutant les mots clés pertinents. Cela permet de mettre votre candidature plus en valeur aux yeux d’un recruteur technique.
Toutefois, vous devez utiliser ces outils avec discernement. Un curriculum vitæ en génie doit refléter fidèlement votre contribution aux projets auxquels vous avez participé, notamment en ce qui concerne les choix techniques que vous avez faits, les responsabilités que vous avez assumées et les résultats que vous avez obtenus.
La section Conseils carrière d’Ingemplois propose d’ailleurs plusieurs ressources pour vous aider à structurer efficacement votre candidature dans le domaine du génie.
L’intelligence artificielle fait désormais partie des outils à intégrer pour une recherche d’emploi efficace. Pour les ingénieures et ingénieurs, elle peut servir à analyser le marché du travail, structurer une candidature ou préparer certaines étapes d’un processus d’embauche.
Votre expertise technique, votre capacité d’analyse et votre compréhension des projets demeurent toutefois au cœur de votre démarche professionnelle.
En utilisant ces outils de manière réfléchie et en vous appuyant sur les ressources de l’Ordre des ingénieurs du Québec, vous pouvez structurer efficacement votre recherche d’emploi et mieux vous positionner sur le marché du travail.
Selon un signalement récemment soumis à l’équipe du Service de la surveillance de la pratique illégale, une personne utilisait le titre d’ingénieur logiciel sur son profil LinkedIn, dans ses signatures courriel et sur le site Web de l’entreprise, alors qu’elle n’était pas membre de l’Ordre.
L’enquêteur de l’Ordre a donc rencontré l’individu pour lui faire comprendre qu’utiliser le titre d’ingénieur est strictement réservé aux membres de l’Ordre des ingénieurs du Québec et que, comme ce n’était pas son cas, il se trouvait en état d’infraction à la Loi sur les ingénieurs. La réponse de l’individu? « Mais c’est mon employeur qui m’a donné ce titre! »
De fait, l’Ordre constate que des entreprises, y compris des entreprises d’envergure et souvent multinationales, attribuent à leurs employés des titres tels que «ingénieur qualité», «ingénieur logiciel», «ingénieur de produit», voire «ingénieur financier». L’Ordre a vu des cas où plus d’une centaine de personnes à l’emploi d’une entreprise – qui n’étaient pas membres de l’Ordre – s’étaient fait donner des titres d’emploi qui constituent une usurpation du titre d’ingénieur. Si l’employeur donne le titre d’ingénieur à une personne qui n’est pas membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec, cette personne peut-elle être reconnue coupable d’une infraction?
La Loi sur les ingénieurs est claire : nul ne peut, s’il n’est ingénieur, prendre le titre d’ingénieur seul ou avec qualificatifs ou utiliser quelque titre, désignation ou abréviation susceptible de laisser croire que l’exercice de la profession d’ingénieur lui est permis ou s’annoncer comme tel.
Le profil LinkedIn est un outil de promotion personnel. C’est la personne elle-même qui décide ce qu’elle inscrit sur son profil. Tout le monde est responsable de s’assurer que ce qui y est publié respecte les lois. La responsabilité individuelle d’une personne qui utilise le titre sans être membre de l’Ordre est facile à établir ; cette personne est donc passible d’amendes pouvant aller de 2 500 $ à 62 500 $ par chef d’accusation.
Mais si c’est l’employeur qui donne le titre d’ingénieur à une employée ou un employé sans se préoccuper de savoir si cette dernière ou ce dernier est bel et bien membre de l’Ordre, pourrait-on dire que l’entreprise l’encourage à commettre une infraction ? L’employeur a-t-il une responsabilité ?
Le respect des lois entourant l’usage du titre ne revient pas seulement aux individus. Les organisations, responsables de l’attribution des titres de fonction, doivent également se conformer aux lois applicables en ce domaine au Québec. C’est le Code des professions qui attache une responsabilité pénale, dans les 2 cas suivants, lorsque l’employeur:
En plus d’exposer ses employés à faire l’objet d’une enquête et éventuellement de poursuites pénales, le fait d’annoncer ou de désigner une personne par un titre ou une abréviation de titre qui laisse croire que la personne est membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec constitue une infraction. Pour une entreprise, cette infraction la rend passible d’une amende allant de 5 000 $ à 125 000 $ pour chaque cas d’utilisation. La note devient rapidement très salée pour l’entreprise qui annonce ou désigne illégalement des dizaines d’employés!
Plutôt que de judiciariser systématiquement ces infractions, l’Ordre choisit généralement de sensibiliser les entreprises en discutant avec les responsables des ressources humaines et les avocates et avocats de l’entreprise. En expliquant aux gestionnaires, avocates et avocats les risques auxquels s’expose l’entreprise, l’Ordre arrive à les convaincre de remplacer les titres employés illégalement. Parmi les mesures d’accompagnement offertes, l’Ordre propose également des séances d’information adaptées pour expliquer aux employés le bon usage du titre réservé à l’ingénieur.
L’Ordre considère que cette manière de fonctionner permet d’éduquer et de sensibiliser pour régler le problème à long terme au sein de l’entreprise en entier, et de prévenir la récurrence tout en évitant d’engorger les tribunaux avec des dizaines d’auditions. Dans le cas où l’employeur ne démontre pas d’intention de collaboration, des poursuites pénales sont alors envisagées, tant contre les employés récalcitrants que contre l’employeur.
Au Québec, le titre d’ingénieur ne devrait pas désigner la fonction ou le poste qu’occupe une personne dans l’organisation, sauf dans le cas où la fonction comprend des responsabilités et des tâches qui exigent que la personne titulaire du poste soit membre de l’Ordre des ingénieurs. L’objectif de cette règle est de ne pas induire le public en erreur en laissant croire faussement qu’une personne possède une qualification professionnelle aux termes des lois du Québec.
L’utilisation d’un titre de fonction qui ne comporte pas d’ambiguïté permet d’éviter des sanctions pénales liées à l’usage du titre d’ingénieur ou à l’infraction de donner lieu de croire qu’une personne est autorisée à exercer la profession d’ingénieur.
Dans un marché où les entreprises rivalisent de créativité pour convaincre des candidates et des candidats de rejoindre leurs rangs, la possibilité d’encourir une poursuite pénale ne sera jamais considérée comme un avantage concurrentiel. Les employeurs ont tout intérêt à prendre leurs responsabilités en cette matière et à donner les titres de fonction qui reflètent le rôle occupé et qui respectent les lois applicables.
Découvrez l’article complet de la revue PLAN : https://www.oiq.qc.ca/publication/usurpation-de-titre-mais-cest-mon-employeur-qui-ma-donne-ce-titre/
Trop d’ingénieures et ingénieurs approchent la retraite sans plan de relève. Pourtant, une planification bien orchestrée peut changer les choses. Alain Dagenais, CExP et fondateur de la firme Eapo Lib Pow, propose une méthode simple et stratégique pour transformer leur pratique en un actif monnayable. Le secret : commencer par percevoir la valeur autrement.
Une entreprise de services, si elle est bien structurée, a une réelle valeur marchande, qui est portée par son historique, ses processus, son portfolio, sa liste de clients, sa crédibilité et, surtout, les gens qui y travaillent.
La majorité des pratiques n’ont ni contrat formel avec leurs employés ni plan incitatif pour assurer leur rétention. Résultat : quand vient le temps de vendre, soit l’acheteur potentiel recule, soit le vendeur n’obtient pas la pleine valeur de son entreprise s’il avait orchestré adéquatement sa sortie.
Alain Dagenais insiste d’ailleurs sur ce point : pour vendre une entreprise avec succès, il ne faut pas que la transaction repose uniquement sur la présence du fondateur ou de la fondatrice. Il faut que la stratégie de transfert s’amorce plusieurs années avant la vente, afin de laisser le temps à l’équipe de mettre en place une structure qui fonctionne sans la dirigeante ou le dirigeant.
La prise de conscience est la première étape : une pratique, ce n’est pas un revenu. C’est un actif. « Plusieurs ingénieures et ingénieurs croient qu’ils n’auront qu’à fermer les livres à la retraite. Or, une pratique bien préparée peut offrir beaucoup plus, à l’acheteur comme au vendeur », souligne Alain Dagenais.
C’est une démarche qui demande à la fois du temps et de l’investissement. Bien réussir une transaction ne s’improvise pas. Une bonne planification permet d’augmenter non seulement les profits, mais aussi le multiple de valorisation, un facteur clé dans les entreprises de services. Dans un bureau de génie, c’est la stabilité de l’équipe et la robustesse des processus qui augmentent la valeur, souvent plus que les chiffres eux-mêmes. Mais pour y arriver, il faut s’assurer que la relève sera au rendez-vous.
Parmi les moyens les plus efficaces pour assurer une transition fluide, le plan incitatif arrive en tête. Il crée un véritable engagement de la part des employées et des employés en leur permettant de progresser dans l’organisation, de contribuer davantage à sa valeur, puis de réinvestir ce gain pour acquérir une part de l’entreprise.
On propose souvent un partage des bénéfices supplémentaires. Une portion est versée à la personne candidate à l’acquisition, une autre est mise de côté pour financer l’achat futur. Cette façon de faire facilite la relève, tout en assurant la continuité du savoir-faire.
Même avec une relève identifiée et des mécanismes de transmission en place, un autre défi de taille attend les membres de la profession : celui d’orchestrer leur sortie en accord avec leurs objectifs personnels, dans une démarche pleinement assumée.
Plusieurs ingénieures et ingénieurs vendent leur pratique sans avoir de véritable stratégie de sortie. Or, cette étape mérite une réflexion qui dépasse les considérations financières. Que faire une fois les mandats derrière soi ? Comment se projeter dans un quotidien libéré des mandats ? Comment trouver du sens au reste de sa vie ? Sans préparation, la transition peut être déstabilisante. Une sortie bien préparée permet de bâtir un projet de vie qui fait écho à ses aspirations.
Le transfert d’une pratique en génie ne se résume pas à une transaction comptable ou administrative. Il incarne la transmission d’une culture, d’un réseau, d’un savoir-faire et d’une vision. Il engage autant le rationnel que l’émotionnel. Pour réussir cette transition, il faut de la méthode : celui de se détacher, de faire confiance et de préparer la suite avec générosité. En misant sur une planification structurée, sur la valorisation du capital humain et sur des outils adaptés, on peut transformer son parcours en quelque chose de plus grand que soi.
Lire l’article complet de la revue PLAN : https://www.oiq.qc.ca/publication/transformer-aujourdhui-pratique-valeur-transferable/
Trouver un emploi en ingénierie est un défi qui exige de la stratégie, de la rigueur et les bons outils. Le marché est concurrentiel : les opportunités existent, mais elles sont parfois difficiles à repérer. C’est d’autant plus vrai si elles sont développées en fonction de profils précis. Dans ce contexte, disposer d’un outil fiable et spécialisé fait toute la différence.
Ingemplois.ca, la plateforme lancée par l’Ordre des ingénieurs du Québec, a été créée pour simplifier et optimiser chaque étape de la recherche d’emploi. Pensée pour les ingénieures, les ingénieurs et les candidates et candidats à la profession (CPI), elle offre un guichet unique pour découvrir des postes, préparer sa candidature et entrer en relation avec des employeurs à la recherche de talents détenant le titre ing. ou en voie de l’obtenir.
Découvrez pourquoi c’est une plateforme incontournable, tant pour les membres de l’Ordre que pour les employeurs en génie à la recherche des meilleurs talents.
ingemplois se distingue par son positionnement unique : il s’agit d’un site d’emploi spécialisé et dédié exclusivement aux ingénieures, ingénieurs et CPI. Seuls les membres de l’Ordre peuvent soumettre leur candidature aux offres affichées. Chaque offre publiée correspond à des compétences techniques précises et à des domaines de pratique du génie bien définis. Les utilisatrices et utilisateurs y trouvent des postes alignés avec leur expertise, qu’ils œuvrent en conception, en innovation, en gestion de projet ou tout autre fonction en ingénierie.
Les organisations qui publient sur ingemplois comprennent la valeur du titre ing., les exigences et la rigueur associées. Ils recherchent activement des membres de l’Ordre et apprécient d’accéder directement à un bassin de talents qualifiés détenant le titre ing. ou CPI. Ce ciblage améliore la pertinence des candidatures et réduit leur délai de recrutement.
De leur côté, les candidates et candidats gagnent du temps et accèdent à des opportunités de carrière en lien leur génie, leurs qualifications, leurs expériences, mais aussi avec leurs obligations et engagements liés au titre ing.
Les candidates et les candidats à la profession (CPI) jouent un rôle clé dans la relève du génie québécois. Pourtant, les plateformes d’emplois classiques ne leur offrent pas toujours des opportunités adaptées à leurs besoins et spécificités. ingemplois change la donne en regroupant des offres d’emplois pour les futurs ingénieurs et futures ingénieures, accessibles et pertinentes à ce stade de leur carrière.
Ces postes servent de tremplin aux CPI pour acquérir de l’expérience, développer des compétences clés et franchir progressivement les étapes vers l’obtention du titre d’ingénieur. Ingemplois soutient ainsi la transition entre les études, l’apprentissage pratique et l’intégration durable à la profession, tout en favorisant la rétention des talents, le développement professionnel et la transmission des compétences pour les superviseurs qui encadrent les CPI dans l’organisation.
Grâce à la connexion via le compte membre de l’Ordre, il est facile de postuler directement dans la plateforme, de personnaliser son profil professionnel et de soumettre ses candidatures de façon confidentielle, dans un espace sécurisé. Les données sont protégées, tout en offrant une navigation fluide et intuitive.
Chaque offre publiée est validée par l’Ordre des ingénieurs du Québec pour s’assurer qu’elle correspond bien à la pratique du génie. Les descriptions sont claires, les exigences sont précises et les employeurs sont vérifiés. Cette approche assure une expérience positive et crédible, tant pour les candidates et candidats que pour les organisations.
La recherche d’emploi va bien au-delà de la consultation d’annonces. ingemplois offre une section complète, Conseils carrière, qui accompagne les professionnelles et professionnels en génie à mieux structurer leur démarche : rédiger un CV adapté au secteur du génie, préparer une entrevue technique, ou encore comprendre les tendances du marché de l’emploi en génie. Ces outils concrets facilitent la préparation et augmentent la confiance des candidats lors du processus de sélection.
En combinant offres d’emploi et outils pratiques, ingemplois devient bien plus qu’une plateforme d’emplois spécialisée : elle se positionne comme un levier d’efficacité pour les membres de l’Ordre. En quelques clics, les ingénieures, ingénieurs et CPI accèdent à des ressources adaptées à chaque étape de leur parcours professionnel.
ingemplois.ca facilite les rencontres entre les ingénieures, les ingénieurs, les CPI et les employeurs en mettant de l’avant des pratiques de recrutement transparentes et respectueuses. Porté par l’Ordre, elle s’inscrit dans un cadre professionnel qui garantit la crédibilité et la confiance entre les entreprises et les personnes candidates. Se connecter à ingemplois, c’est entrer dans un réseau où chacun partage les mêmes valeurs d’éthique, de déontologie et de compétence.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du mandat de l’Ordre de protéger le public et de valoriser la profession. Proposer ingemplois, c’est aussi soutenir un écosystème professionnel où les membres trouvent des postes de qualité dans des organisations qui reconnaissent la valeur du titre ing. Ainsi, l’Ordre continue de promouvoir la compétence et la rigueur du génie québécois.
Choisir ingemplois, c’est miser sur un outil de carrière conçu pour durer. Le site d’emploi évolue au même rythme que le marché et demeure aligné sur les besoins des membres de la profession. Que ce soit pour obtenir une première expérience, progresser vers un poste de gestion ou amorcer une réorientation, ingemplois accompagne les ingénieures, ingénieurs et CPI à chaque étape de leur parcours professionnel.
Pour toute question pratique, la FAQ du site offre des réponses rapides et des conseils pour tirer le meilleur parti de la plateforme d’emploi. ingemplois se positionne ainsi comme un allié durable, pour les ingénieures, ingénieurs et CPI qui souhaitent trouver un emploi dans leur domaine au Québec et bâtir un parcours solide.
Chaque début d’année est un moment clé pour prendre du recul : faire le point, ajuster sa trajectoire et décider où l’on souhaite aller. Dans un secteur où les technologies évoluent rapidement, où les attentes des employeurs se transforment et où les projets se complexifient, les ingénieurs et ingénieures doivent saisir l’occasion de poser les bases d’un nouvel élan professionnel.
Que vous envisagiez un changement d’emploi, une progression interne ou simplement pour renforcer vos compétences, l’année 2026 peut devenir une année décisive… si vous l’abordez avec intention et la préparez stratégiquement.
Voici 5 résolutions concrètes pour donner un nouvel élan à votre parcours professionnel.
On avance souvent sans prendre le temps de s’arrêter : un projet, puis un autre… et plusieurs années passent. Le début d’année est idéal pour clarifier vos motivations et réaligner votre direction professionnelle.
Posez-vous les bonnes questions :
Ce bilan, même rapide, vous permet de reprendre le contrôle sur la direction que vous souhaitez donner à votre carrière d’ingénieur. C’est la base de toute décision éclairée pour la suite.
Les opportunités apparaissent lorsqu’on peut vous repérer… et vous comprendre. En 2026, faites de votre visibilité un levier stratégique :
Pour vous proposer la bonne opportunité, les employeurs doivent d’abord mieux connaître qui vous êtes et ce que vous pouvez offrir.
Le génie évolue vite. Très vite. Le perfectionnement est essentiel pour conserver votre pertinence et votre valeur professionnelle. En tant qu’ingénieur, la formation continue est obligatoire. Elle peut devenir un puissant levier d’évolution. Mais comment savoir quelles compétences développer et par où commencer ?
L’Ordre peut vous accompagner grâce à plusieurs outils :
Le questionnaire d’autoévaluation
Un moyen simple de:
Le plan de développement professionnel
Cet outil vous aide à faire le point, définir vos objectifs et planifier les moyens pour les atteindre. Vous pouvez ensuite le joindre à votre déclaration de formation continue dans votre portail.
Une fois les compétences que vous souhaitez développer ciblées, fixez-vous un objectif réaliste : par exemple, développer 1 compétence tous les 3 mois.
La compétence peut être :
L’Ordre offre une vaste gamme de formations adaptées aux réalités des ingénieurs, ingénieures et CPI. Pensez à les explorer.
L’évolution arrive rarement quand on reste dans ce qu’on maîtrise déjà. En 2026, identifiez un geste concret qui vous intimide un peu, mais qui peut réellement vous faire progresser :
Le courage professionnel, ce n’est pas l’absence de peur : c’est l’intention de progresser.
Le réseautage n’est pas une démarche commerciale. Dans le génie, il sert à échanger des solutions, rester au courant des innovations, s’entraider, se faire recommander et prendre des décisions plus éclairées.
En 2026, engagez-vous à :
Chaque relation peut ouvrir une porte plus tard.
L’évolution de carrière n’est pas un événement soudain : c’est une succession de petites actions cohérentes, de prises de conscience et d’occasions saisies au bon moment.
En appliquant ces résolutions :
Votre expertise est précieuse. Faites de 2026 l’année où vous la mettez pleinement en lumière et où vous avancez vers le rôle qui vous ressemble vraiment.
Développer votre carrière en tant qu’ingénieur ou ingénieure va bien au-delà que changer de poste ou obtenir une promotion. C’est faire des choix stratégiques, anticiper les changements du marché et vous doter d’outils concrets pour rester maître de votre parcours professionnel.
Que vous soyez en début de carrière, en période de transition ou à la croisée des chemins, l’Ordre des ingénieurs du Québec met à votre disposition des ressources clés pour alimenter et structurer vos démarches professionnelles.
Voici 5 moyens efficaces pour gérer votre carrière d’ingénieur.e.
Vos compétences techniques sont précieuses, voire essentielles dans le cadre de votre progression professionnelle. Mais elles ne suffisent pas à elles seules. Votre capacité à collaborer, à communiquer clairement et à entretenir des relations professionnelles solides constitue un avantage concurrentiel important.
Dans la formation Mettre vos habiletés relationnelles de l’avant, vous découvrirez des pistes concrètes pour les identifier, les valoriser professionnellement et les intégrer à votre développement de carrière.
Résultat ? Une posture plus stratégique et une reconnaissance accrue au sein de vos équipes.
Vous aspirez à un poste de gestion ? Cette transition exige un ajustement de posture, de nouveaux réflexes décisionnels et une fine compréhension des dynamiques d’équipe.
Devenir mentor.e peut être une façon concrète d’acquérir de l’expérience en gestion et de mieux évaluer vos capacités à transmettre et à encadrer.
Mais comment passer du rôle d’ingénieur.e à celui de gestionnaire ? Le leadership et l’aspect relationnel, la capacité de prendre soin des gens, la gestion des conflits demeurent des enjeux de taille. Le développement de ces compétences est essentiel. Différentes voies peuvent être utilisées, comme la formation, le mentorat ou le coaching professionnel. Ce sont d’excellents moyens pour vous guider dans cette étape charnière. Le coaching professionnel peut, quant à lui, vous aider à évaluer vos besoins en accompagnement, à mieux comprendre les attentes liées à ce rôle et à bâtir un plan de transition réaliste.
Le coaching professionnel ne s’adresse pas uniquement aux cadres ou aux dirigeant.e.s. C’est une démarche qui peut être très pertinente si, comme ingénieur.e, vous souhaitez clarifier vos objectifs, surmonter certains obstacles ou accélérer votre progression. Cette approche peut notamment vous aider à faire le point sur vos compétences spécialisées ou à prioriser vos projets de développement professionnel.
Dans l’article Coaching professionnel : Atteindre ses objectifs, vous découvrirez comment un accompagnement ciblé peut vous aider à prendre du recul, à renforcer votre confiance et à poser des actions alignées avec votre trajectoire professionnelle.
Se faire mentorer peut également être un levier efficace pour faire évoluer votre carrière. Être guidé.e par une ingénieure ou un ingénieur expérimenté permet d’échanger, de bénéficier de conseils concrets et d’accélérer votre développement professionnel.
Les contextes de travail complexes peuvent générer des tensions ou des remises en question. Cela peut inclure une surcharge, des changements organisationnels, des conflits interpersonnels ou un sentiment de stagnation. Pour vous, qui êtes ingénieur.e, ces enjeux peuvent avoir un impact direct sur votre motivation et votre performance.
En lisant l’article Coaching professionnel : être soutenu dans ses enjeux, vous prendrez connaissance de pistes concrètes afin de traverser ces moments critiques, sans compromettre votre équilibre ou votre trajectoire.
Assurez-vous également, si vous passez un moment difficile, d’avoir le soutien de votre employeur. Cela peut faire toute la différence dans votre démarche : il peut contribuer à vous outiller de façon cohérente face à vos défis quotidiens. De plus, si vous avez la chance de travailler dans un environnement de travail où les ressources humaines sont soutenues dans leurs démarches, vous pourrez affronter plus facilement les contextes plus exigeants, tout en maintenant un bon niveau d’autonomie et de transparence envers votre employeur.
Le codéveloppement est une méthode structurée qui permet de réfléchir à des enjeux professionnels en groupe, avec des collègues ou pairs du domaine. Cette approche est particulièrement utile pour les ingénieur.e.s qui exercent dans des environnements complexes, où les décisions techniques s’entremêlent avec des enjeux humains ou organisationnels.
Cet article sur le codéveloppement professionnel vous explique comment cette méthode innovante peut vous permettre de mettre à profit votre expérience tout en bénéficiant de perspectives variées. C’est une manière concrète de progresser dans votre pratique, avec rigueur et collégialité.
Entretenir et développer votre réseau vous permet d’échanger sur les bonnes pratiques, de rester informé des tendances du secteur et d’identifier les nouvelles opportunités. En tant qu’ingénieur.e, c’est un moyen concret de progresser et d’innover. Cela vous offre également l’occasion de confronter vos idées, de vous inspirer et de faire une différence dans votre milieu. C’est notamment pourquoi l’implication au sein de l’Ordre des ingénieurs Québec est vivement encouragée.
Malgré leur pertinence, les moyens mentionnés ci-dessus ne remplacent pas votre expertise. Toutefois, elles vous offrent un cadre pour mieux mettre en valeur, consolider votre posture professionnelle et préparer la suite avec méthode.
Que vous aspiriez à un poste plus technique ou à gérer une équipe, dites-vous que comme ingénieure ou ingénieur, la gestion de votre carrière est une démarche professionnelle qui s’effectue au quotidien. Faites le processus en vous outillant au mieux.
Avec l’expérience, vos responsabilités évoluent et de nouvelles perspectives s’ouvrent à vous. Pourtant, même après plusieurs années d’exercice, structurer votre trajectoire et définir des objectifs clairs peuvent s’avérer complexe. Comment vous assurez que votre développement professionnel suit vos aspirations ? Comment vous éviter de faire du surplace?
Pour vous aider à organiser votre progression, l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) propose un plan de développement professionnel. Accessible à tous et reconnu pour une heure de formation continue, cet outil vous permet de faire le point sur votre parcours, de définir des objectifs clairs et d’élaborer un plan d’action concret pour atteindre vos ambitions.
Pour nous en parler davantage, Mathilde Bouvier, coordonnatrice à la surveillance de l’exercice à l’OIQ, explique que ce plan va bien au-delà du simple exercice administratif. C’est une démarche qui permet de mieux se connaître et de prendre en main son parcours.
Le développement des compétences ne repose pas uniquement sur l’accumulation d’expérience. Sans réflexion ni planification, vous risquez d’atteindre un plateau où les occasions professionnelles peuvent devenir limitées. Planifier votre approche avec une stratégie de développement individuelle vous permet d’anticiper les transformations du secteur et de maintenir votre pertinence professionnelle.
Ci-dessous, voici quelques raisons d’élaborer votre plan :
« Le développement professionnel ne se limite pas aux compétences techniques. C’est un exercice plus global et porteur », explique Mathilde Bouvier.
Le plan de développement professionnel repose sur une méthode en 4 étapes qui vous permet d’analyser votre parcours, de fixer des objectifs et d’organiser votre progression de manière efficace.
Voici les étapes de la démarche :
1 – Évaluer votre situation actuelle :
Avant d’élaborer un plan, vous devez faire un bilan de vos compétences et de vos besoins. Le guide d’accompagnement du plan de développement propose des questions pour guider votre réflexion. Si vous ne l’avez jamais complété, vous pouvez également être volontaire pour le questionnaire d’autoévaluation. Celui-ci, reconnu pour 2 heures de formation continue, porte sur 4 champs de compétences transversales :
2 – Définir vos objectifs de développement:
Une fois que votre bilan établi, il s’agit de fixer des objectifs clairs et réalistes. Ceux-ci peuvent concerner le renforcement de vos compétences techniques, l’acquisition de nouvelles expertises ou encore l’évolution vers un poste en gestion. Le guide d’accompagnement du plan de développement professionnel, mis à disposition par l’OIQ, vous permet d’ordonner ces étapes et de mieux vous orienter.
3 – Remplir votre plan d’action:
Pour atteindre vos objectifs, vous pouvez poser plusieurs actions concrètes : suivre des formations, élargir votre réseau, vous impliquer au sein de projets stratégiques, etc. Vous pouvez également considérer des certifications professionnelles, qui peuvent être un atout dans votre développement de carrière. Cet article met d’ailleurs l’accent sur l’importance de la certification en génie et explique comment une reconnaissance professionnelle de vos acquis peut favoriser votre évolution professionnelle.
4 – Suivre et ajuster votre plan au fil du temps:
Votre plan de développement personnel doit évoluer en fonction de vos expériences et des réalités du marché. Évaluez régulièrement votre progression et ajustez votre plan si nécessaire.
Posez-vous ces questions :
Faire un suivi régulier vous permet de maintenir une trajectoire cohérente et d’exploiter pleinement votre potentiel.
Prendre en main votre plan de carrière et développement demande du temps, mais c’est un investissement qui peut se révéler payant. En développement une démarche à votre image, avec des actions ciblées, vous pouvez davantage anticiper et saisir les opportunités qui se présentent.
Dans un environnement en constante transformation, accordez-vous un moment pour réfléchir à l’ingénieur.e que vous êtes et surtout, à celui ou celle que vous souhaitez devenir. Ce n’est jamais du temps perdu.
Passer du rôle d’ingénieur.e à celui de gestionnaire n’est pas chose aisée, et plusieurs se heurtent à un mur en se livrant à l’exercice. Diriger un groupe, cultiver les relations humaines, savoir prendre soin des gens et gérer les conflits demeurent des défis de taille. Comment réussir la transition avec succès et relever le défi du leadership ? C’est ce qui a été demandé à Pierre Boudreault, EMBA, M.Sc., PCC, CRHA, consultant principal et coach exécutif certifié par l’International Coaching Fédération (ICF), développement des leaders et des équipes.
Est-ce que les ingénieures et ingénieurs ont les qualités requises pour occuper des postes de gestion ? « Oui. En gestion il faut faire vivre des processus et des protocoles. Or les ingénieur.e.s sont formé.e.s pour porter un regard objectif sur les situations. Les choisir pour remplir ces fonctions est donc un coup sûr. » affirme Pierre Boudreault. Il reste que le leadership et l’aspect relationnel, la capacité de prendre soin des gens, la gestion des conflits demeurent des enjeux de taille. Ils sont peu ou pas enseignés dans le cadre des baccalauréats en génie. Il est toutefois possible de les développer.
Pierre Boudreaullt constate que beaucoup de diplômés en génie ont tendance à chercher la recette, autrement dit la technique qui permettra d’apporter une solution à un problème. Mais cette méthode ne fonctionne pas nécessairement lorsqu’on touche à des enjeux humains. C’est pourquoi il recommande de partir à la rencontre de leur propre personnalité et d’effectuer une introspection. « Un ingénieur me disait récemment qu’au lieu d’être è la tête de ses équipes, il a plutôt choisi d’être au cœur de celles-ci, ce qui nécessite de modifier sa posture : investir dans la confiance et non pas dans la méfiance. »
Pour leur donner un coup de pouce et les aider dans leur transition vers des postes de gestionnaires, les organisations ont un rôle important à jouer auprès des ingénieur.e.s. Elles pourraient, par exemple, offrir des programmes de mentorat, ainsi que des parcours de gestion du leadership sous forme d’expériences immersives. « Le premier outil dont on dispose c’est soi-même, explique Pierre Boudreault. Plongez les gens dans des immersions et des simulations, une sorte de camp d’entrainement pour vivre des expériences de gestion qui les amène à faire des exercices d’introspection et à développer un état d’esprit plus réflexif, agile et résilient. » Il propose également la mise en place d’un cadre de référence pour les leaders qui s’articule autour de la gestion des affaires et des activités quotidiennes, et aussi de la gestion des personnes.
Pierre Boudreault souligne que les ingénieures et ingénieurs occupant des postes de gestionnaires doivent cultiver un état d’esprit orienté vers l’avenir en gardant en tête que plusieurs défis les attendent. « L’évolution du rôle des ingénieur.e.s dans les fonctions de gestion passe par là : ils agiront assurément comme des catalyseurs et l’intelligence artificielle fait déjà partie de leur coffre à outils de leaders » estime-t-il. Enfin ces gestionnaires venant du monde du génie ont aussi un rôle critique à jouer en matière de développement durable et doivent s’approprier les notions entourant les critères ESG* et relatives à l’ÉDI**, à titre de leviers de mobilisation.
Leur formation et leur expérience en génie font de ces gestionnaires de véritables forces vives qui pourraient activement contribuer à améliorer le mieux-être de l’humain dans l’entreprise.
*Critères Environnementaux sociaux et de gouvernance
**Équité, diversité et inclusion
Le développement des affaires est un enjeu clé pour les ingénieures et ingénieurs, que vous soyez consultants, entrepreneurs ou employés dans une entreprise. Pourtant, il ne repose pas uniquement sur l’acquisition de nouveaux clients : la fidélisation et la valorisation des relations existantes sont des leviers puissants pour assurer une stratégie de croissance durable.
Dans un secteur où l’expertise technique est souvent perçue comme la valeur principale d’un.e ingénieur.e, il est essentiel de démontrer une compréhension plus large des enjeux de ses clients et d’adopter une posture de conseiller stratégique. C’est précisément ce que mettent en lumière Annie Jane Boutin, B.A.A. et Paule Marchand, MBA, formatrices et conférencières, associées chez Satellite conseil, spécialisées dans l’optimisation des relations et communications d’affaires. Elles soulignent l’importance d’entretenir des relations solides et proactives avec vos clients pour vous différencier et maximiser les opportunités d’affaires.
Découvrons comment, en tant qu’ingénieure et ingénieur, vous pouvez aller au-delà de votre rôle d’exécutant pour devenir des partenaires indispensables au succès de vos clients.
Saviez-vous que?
En conséquence, prendre soin de vos clients existants est primordial. Mais encore faut-il savoir comment s’y prendre.
Tout d’abord, que voulez-vous que vos clients disent de vous ?
« Ce sont d’excellents ingénieurs… mais ils ne comprennent pas notre contexte d’affaires et ne nous proposent pas de solutions originales. Ils produisent sans faille ce qu’on leur demande.»
Ou encore :
« Nous élaborons nos projets avec eux dès le début, car ils nous apportent un éclairage utile et stimulant. Nous profitons de l’étendue de leur expérience.»
Poser la question c’est y répondre!
En effet, une ingénieure ou un ingénieur devient un conseiller indispensable lorsqu’il guide et aide son client à réfléchir à ses enjeux, autant dans le contexte du projet qu’en dehors. Il l’aide à réussir et à bien paraitre. Il le prévient des risques potentiels et lui donne des idées de manière proactive.
En tant qu’ingénieur.e, voici nos sept conseils pour vous positionner comme un,e conseiller.ère irremplaçable :
En résumé, votre client veut être compris et respecté, sentir que vous avez à cœur sa réussite et avoir l’impression profonde d’en avoir pour son argent.
Si vous vous limitez à agir comme un.e ingénieur.e exécutant.e irréprochable, vous risquez d’être facilement remplaçable. Vos clients négocieront vos honoraires à la baisse car ils ne verront pas la valeur ajoutée de travailler avec vous. Et vos compétiteurs se feront un plaisir de conseiller vos clients pour les séduire.
Si au contraire, vous entretenez votre relation régulièrement, vous prévenez les insatisfactions et les frustrations, vous saisissez les nouvelles occasions d’affaires et alimentez un bouche-à-oreille positif, vous aurez des clients satisfaits et fidèles. Voilà vos meilleurs outils marketing pour développer vos affaires en tant qu’ingénieur.e.s.
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