Essentielles au processus d’embauche, vos références professionnelles valident à la fois vos compétences techniques et relationnelles tout en renforçant votre crédibilité. Elles offrent aussi aux employeurs un aperçu concret de votre capacité à évoluer dans un environnement professionnel donné. De plus, elles permettent de donner un aperçu de votre compatibilité avec la culture organisationnelle de l’entreprise. Toutefois, il est important de noter que la vérification des références, bien qu’essentielle, ne peut à elle seule confirmer l’emploi passé. C’est pourquoi la vérification de l’emploi est un complément crucial, garantissant que les informations fournies par les références sont exactes et reflètent véritablement votre parcours professionnel.
Jean-Baptiste Etchart, directeur exécutif de compte chez Vérifications mondiales Mintz, une entreprise spécialisée en vérification des antécédents, insiste sur l’importance des références. En effet, une évaluation rigoureuse des références permet aux ingénieur.e.s de valoriser les points forts de leur parcours et de faire valoir leurs compétences.
Découvrez, ci-dessous, pourquoi et comment vos références peuvent être un atout stratégique qui fera pencher la balance auprès de votre futur employeur.
Dès le départ, Jean-Baptiste Etchart souligne l’importance de cette étape : « Les références professionnelles se comparent à un témoignage de l’expérience vécue sur la personne que vous considérez engager. »
Concrètement, cette étape permet de valider plusieurs aspects du profil :
Au-delà de ces critères, la reconnaissance officielle des qualifications professionnelles joue un rôle clé en ingénierie. La certification peut ainsi renforcer votre crédibilité comme candidat.e.
Cela dit, une expertise reconnue ne suffit pas toujours. Comme le rappelle Jean-Baptiste Etchart : « Ce n’est pas seulement une validation des compétences. Un.e excellent.e ingénieur.e qui ne sait pas collaborer peut être un frein à une équipe. »
L’une des erreurs les plus fréquentes est de choisir des références sans une réflexion stratégique préliminaire. Pour maximiser l’impact de vos recommandations, Jean-Baptiste Etchart conseille de privilégier des personnes qui ont occupé un poste de supervision à votre égard. En effet, une personne occupant un poste de supervision aura plus de poids dans son témoignage, car elle peut fournir une évaluation plus complète et objective de vos compétences et de votre comportement en situation professionnelle. Cela renforce la crédibilité de vos références et leur impact sur les recruteurs.
« Un collègue pourra dire du bien de vous, mais un gestionnaire apportera un regard plus objectif et crédible », explique Jean-Baptiste Etchart
Idéalement, vos références devraient :
Aucune règle stricte ne définit la durée de validité d’une référence. En général, une période de 5 à 7 ans est idéale, car elle met en valeur votre évolution professionnelle récente. Toutefois, tout dépend du contexte et du poste visé.
« Si elle témoigne d’une expertise essentielle pour le poste convoité, la référence peut rester précieuse », souligne Jean-Baptiste Etchart
Une fois que vous avez en main les bonnes références, il est important de prévenir les personnes concernées. En effet, vous devez vérifier qu’elles sont d’accord de se prêter à l’exercice et qu’elles ont le temps de répondre aux questions qui leur seront posées.
Une fois leur consentement obtenu, informez-les qu’elles seront contactées prochainement afin qu’elles puissent se préparer et répondre de manière pertinente aux recruteurs. De plus, assurez-vous de leur indiquer qui les contactera, afin qu’elles sachent à quoi s’attendre.
« Une personne avertie fournira des réponses plus précises et représentatives de la réalité, permettant ainsi de répondre dans les meilleurs délais. », explique Jean-Baptiste Etchart.
La démarche s’inscrit dans la continuité de l’entrevue. Il faut donc que les réponses fournies soient en cohérence avec celles données en entretien.
Chaque prise de références est différente. Les employeurs ont des besoins variés donc, ils adaptent leurs questions en fonction du poste à pourvoir.
Cependant, plusieurs points reviennent fréquemment, notamment dans le secteur de l’ingénierie :
Une référence claire et précise renforce votre crédibilité auprès des recruteurs. À l’inverse, une réponse vague ou hésitante peut laisser croire à des réserves sur votre candidature. D’où l’importance de préalablement bien choisir celles-ci, en amont.
La vérification des références professionnelles est bien plus qu’une formalité. Pour les ingénieur.es en recherche d’emploi, c’est une occasion de renforcer la crédibilité de leur candidature.
Une sélection et une préparation rigoureuses de vos références peuvent devenir déterminantes pour votre prochain défi professionnel en ingénierie.
Votre CV et votre lettre de motivation ont convaincu l’employeur : on vous convie à une entrevue. Que l’entretien se déroule en personne ou en ligne, quelques erreurs sont à éviter pour bien communiquer vos compétences et faire valoir votre candidature.
Découvrez six erreurs à ne pas commettre lors d’un entretien d’embauche, et apprenez les techniques à utiliser pour les éviter.
« Lorsque vous arrivez à l’étape de l’entrevue, on s’attend à ce que vous en sachiez quand même un peu sur l’entreprise », explique Julie Chagnon, conseillère en ressources humaines chez Groupe Soucy.
Si vous n’avez aucune idée de ce que fait l’organisation, vous pourriez sembler manquer d’intérêt ou de motivation pour le poste. De plus, cela peut témoigner d’un manque de préparation et donner l’impression à l’entreprise qu’elle n’est qu’une parmi tant d’autres.
Ainsi, avant l’entretien, prenez le temps de vous renseigner sur l’entreprise et sur ses produits et services. Consultez le site Web de l’organisation ou ses publications sur les réseaux sociaux. Rapidement, vous en saurez plus sur l’entreprise, sa clientèle, ses valeurs, sa mission.
« Lors d’une entrevue, on est à la recherche d’informations qui nous permettent de confirmer que vous êtes la bonne personne pour le poste », souligne Julie Chagnon. C’est pourquoi, pendant l’entretien, il est important que vous mettiez de l’avant des atouts qui correspondent aux tâches et aux responsabilités du nouveau poste. Sans cela, vous peinez à démontrer en quoi vous avez le profil idéal.
Ainsi, avant l’entrevue, relisez la description de poste et préparez-vous en conséquence. Si vous postulez à un emploi de gestionnaire de projet, concentrez-vous sur vos expériences en gestion de projets et les défis que vous y avez relevés. À l’inverse, si l’entrevue est pour un poste technique, misez sur des réalisations techniques qui illustrent bien vos compétences.
« J’ai beaucoup d’expérience en conception de produits. » Oui, mais encore? Si vous restez en surface et n’explicitez pas les choses, vos tâches ou vos réalisations pourraient paraître plutôt simples, alors que vous avez probablement relevé des défis complexes.
Donnez des exemples concrets d’accomplissements qui mettent en valeur vos qualités et vos compétences pour le poste. Expliquez les problèmes rencontrés et les moyens pris pour les résoudre. Vous permettez ainsi à l’employeur d’en apprendre plus sur vous, tout en faisant valoir votre candidature de façon convaincante.
Défauts, points à améliorer, faiblesses : peu importe le terme choisi, il est presque assuré que ce sujet sera abordé pendant l’entrevue.
La conseillère Julie Chagnon souligne que ne pas avoir de réponse à cette question dénote un manque d’introspection, voire un manque d’humilité. Or, la bonne connaissance de soi et la volonté de s’améliorer sont des qualités que les employeurs recherchent chez les candidats et candidates.
Évitez d’être pris de court par la question, et réfléchissez-y avant l’entretien. Gardez en tête que cette question a surtout pour objectif de mieux vous connaître, et non de vous piéger ou de vous déstabiliser.
Tenez toujours des propos respectueux à l’égard de votre ancien employeur, même si la relation ne s’est pas terminée en bons termes. Autrement, cela pourrait donner une mauvaise impression pendant l’entretien.
Si l’on vous questionne quant aux raisons qui vous poussent à quitter votre emploi, allez-y sur une note positive, plutôt que de dénigrer votre employeur actuel. Par exemple, vous pouvez dire que vous cherchez à faire évoluer votre carrière ou que vous voulez explorer un nouveau domaine ou de nouveaux défis.
S’il y a eu congédiement, la conseillère Julie Chagnon suggère d’en parler honnêtement. Expliquez ce que vous feriez différemment, maintenant que vous avez pris du recul. C’est une autre façon de démontrer votre capacité d’introspection et votre humilité.
Si vous répondez à la plupart des questions par un simple « oui » ou « non », sans préciser votre pensée, vous manquez l’occasion de faire briller vos compétences. De plus, ne pas participer activement à la conversation peut être interprété comme un manque d’intérêt ou de motivation pour le poste.
Attention à ne pas surcompenser! Évitez de monopoliser tout le temps de parole ou de vous lancer dans de longs monologues. En parlant trop et en donnant des détails très techniques ou peu pertinents, vous risquez de perdre l’intérêt de votre interlocuteur.
Visez à en dire juste assez pour convaincre l’employeur de vos compétences, en vous assurant que ce que vous exprimez est pertinent et en lien avec le poste convoité.
Voilà! Vous connaissez maintenant six erreurs à ne pas faire lors de votre prochaine entrevue. En vous préparant adéquatement avant l’entretien, vous pourrez facilement éviter de les commettre, et ainsi mettre toutes les chances de votre côté.
Lors d’une entrevue, c’est notamment à partir de vos réponses à ses questions que l’employeur pourra déterminer si vous êtes la bonne personne pour le poste. Voilà qui dénote toute l’importance de savoir donner des réponses pertinentes et précises, mettant en valeur vos compétences.
Cela vous paraît stressant? Pour vous aider à y parvenir, nous avons obtenu les conseils de Nicolas Caron-Dauphin, conseiller en dotation et en acquisition de talents à la Société de transport de Montréal.
Avant un entretien, Nicolas Caron-Dauphin conseille de relire attentivement l’affichage de poste et de se servir des renseignements qu’on y trouve pour anticiper les questions de l’entrevue. En effet, le conseiller souligne que les candidats et candidates parcourent souvent trop rapidement l’offre d’emploi, alors qu’elle regorge d’informations essentielles à connaître avant l’entrevue et qui aident à bien s’y préparer.
Ainsi, avant l’entretien, prenez le temps de bien lire la description du poste. Portez attention aux exigences de formation et aux connaissances techniques requises, mais attardez-vous aussi aux types de mandats à réaliser et aux compétences clés recherchées. Ensuite, à partir de votre analyse de l’offre d’emploi, tentez d’anticiper les questions qui vous seront posées, et préparez quelques exemples concrets pour y répondre.
Par exemple, si le travail d’équipe est une compétence sur laquelle on insiste dans la description du poste, il y a fort à parier que l’employeur vous interrogera sur votre capacité à collaborer avec vos collègues. Dans ce cas, pensez à l’avance à au moins une situation précise dans laquelle vous avez brillé par votre entraide et votre collaboration.
Nicolas Caron-Dauphin, qui embauche régulièrement des ingénieurs et ingénieures, explique que trois types de questions reviennent souvent en entrevue :
Pour vous démarquer pendant l’entretien, il est judicieux de savoir comment bien répondre à ces questions qui vous seront certainement posées.
Il est presque certain que l’employeur vous demandera d’expliquer votre parcours professionnel. C’est donc le type de réponse que vous pouvez préparer avant l’entrevue.
Pour vous assurer que vos propos sont clairs, concis et fluides, Nicolas conseille de vous pratiquer devant le miroir ou avec une autre personne. Pensez aussi à vous adapter à votre auditoire, qui ne possède pas nécessairement autant de connaissances techniques que vous.
Avec les questions comportementales, l’employeur s’intéresse surtout à votre savoir-faire et à votre savoir-être. Il cherche à vérifier des aspects comme votre capacité d’analyse ou vos aptitudes à résoudre des problèmes. Pour ce faire, il vous invitera probablement à parler d’une situation passée.
L’idée ici n’est pas de faire l’étalage de vos connaissances techniques. Concentrez plutôt votre réponse sur votre réaction à la situation et sur les actions concrètes que vous avez prises pour y remédier. C’est ce qui intéresse réellement l’employeur avec ce genre de questions.
Avant l’entrevue, réfléchissez à des situations qui témoignent de votre savoir-faire et de votre savoir-être pour le poste, et identifiez les éléments pertinents sur lesquels miser pendant l’entretien.
Afin de confirmer que vous maîtrisez les compétences qu’il recherche, l’employeur pourrait vous confier une tâche hypothétique et vous demander d’expliquer votre démarche.
Tâchez de fournir une réponse suffisamment détaillée et structurée, qui tient compte de diverses hypothèses. Ne vous arrêtez pas au résultat de votre démarche. Expliquez les étapes que vous prendriez pour arriver à ce résultat.
Avant l’entrevue, vous pouvez préparer quelques mises en situation en lien avec le poste afin de vous exercer à fournir une réponse claire et structurée.
Nicolas Caron-Dauphin a remarqué que les candidats et candidates pour un poste en ingénierie, souvent en raison de leur expertise avancée, peuvent avoir tendance à penser que certaines choses sont évidentes. Or, si vous ne mentionnez pas explicitement quelque chose, l’employeur ne peut pas présumer que vous le savez.
Pour illustrer cet enjeu, le conseiller utilise la métaphore de l’escalier : imaginons deux individus ayant pour but de descendre un escalier. Le premier atteint rapidement son objectif, mais le fait en précipitant sa descente, bousculant au passage quatre personnes. Le second parvient également à descendre l’escalier, mais adopte une approche plus réfléchie. Il commence par enlever la glace des marches, installe ensuite une rampe pour plus de sécurité, et même aide une personne âgée à monter. Dans les deux cas, l’objectif est atteint, mais les méthodes diffèrent sensiblement. À vous de deviner quel candidat l’employeur préférerait recruter!
« Sans les informations fournies par la candidate ou le candidat, il m’est impossible de déduire qu’il a suivi toutes ces étapes pour se rendre à son objectif », explique Nicolas.
Ainsi, méfiez-vous de ce qui vous paraît évident. Lorsque vous répondez à une question, donnez des détails pertinents qui permettent à l’employeur de comprendre vos compétences pour le poste.
En suivant ces quelques conseils et en vous préparant adéquatement avant l’entrevue, vous saurez vous démarquer par vos réponses et convaincre l’employeur que vous êtes la bonne personne pour le poste.
Et si l’entretien n’aboutit pas à un nouveau poste, sachez qu’à l’instar de la Société de transport de Montréal, de nombreux employeurs peuvent, à votre demande, vous fournir une rétroaction afin de vous aider à vous améliorer.
Conviviale et efficace, l’entrevue virtuelle a charmé employeurs comme chercheurs d’emploi. Zoom, Teams, Google Meet; peu importe la plateforme de visioconférence choisie, il suffit d’être devant son ordinateur à l’heure convenue.
L’entrevue à distance comporte toutefois quelques différences importantes par rapport à l’entrevue en personne. Il importe de bien les connaître pour pouvoir les utiliser à son avantage.
Découvrez les stratégies à mettre en place pour vous démarquer et faire briller votre candidature lors d’un entretien virtuel.
Bien que l’entrevue virtuelle s’effectue dans le confort de votre maison, il demeure important de choisir un environnement soigné et propice à un entretien d’embauche. Cela dégage du professionnalisme et montre que vous prenez la démarche au sérieux.
« L’environnement, c’est ce qu’on regarde le plus quand on fait une entrevue virtuelle », souligne la spécialiste du recrutement Julie Trudeau.
Voici quelques conseils pour créer un environnement propice à une entrevue :
Lors d’une entrevue à distance, la personne avec qui vous échangez ne voit que le haut de votre corps. Elle n’a donc pas accès à l’ensemble de votre communication non verbale. Or, le langage corporel est un aspect auquel les spécialistes de l’embauche accordent une grande attention.
« Pour les recruteurs et recruteuses, c’est important de voir le non verbal. Ça complète beaucoup l’entrevue. Le présentiel va nous donner tout ça, mais pas nécessairement le virtuel », explique Julie Trudeau.
Pour pallier cette contrainte de l’entretien à distance, la spécialiste suggère d’avoir un visage expressif et d’employer la gestuelle, sans toutefois exagérer. L’important demeure d’agir de façon naturelle.
De petits gestes comme éviter de détourner le regard de la caméra ou adopter une posture droite peuvent aussi faire la différence. En effet, regarder ailleurs peut signaler un manque d’attention, alors que s’affaisser sur sa chaise peut donner une impression d’ennui ou de désintérêt.
Il s’agit ici d’un avantage de l’entrevue virtuelle par rapport à l’entrevue en personne : vous pouvez discrètement consulter vos notes pendant la conversation. Par exemple, vous pouvez ouvrir votre CV sur le deuxième écran de votre ordinateur ou en garder une copie imprimée près de vous afin de vous y référer au besoin.
Vous pouvez aussi préparer une liste des points que vous désirez mentionner ou des compétences et des expériences pertinentes que vous souhaitez mettre de l’avant pendant l’entrevue. En plus de vous permettre de ne rien oublier, avoir accès à ces notes peut être un élément rassurant qui vous aide à rester calme et en contrôle.
L’entrevue virtuelle n’amène pas le même sentiment de proximité, la même chaleur dans les échanges, que l’entrevue en présentiel. C’est pourquoi il peut parfois sembler difficile d’y montrer véritablement son intérêt et sa motivation à occuper le poste convoité.
Certes, il n’y aura pas de poignée de main à la fin de l’entretien, mais il existe d’autres moyens de manifester votre enthousiasme et de vous démarquer.
Voici quelques stratégies proposées par la spécialiste du recrutement Julie Trudeau pour communiquer votre intérêt et votre motivation lors d’une entrevue virtuelle :
Si l’entrevue virtuelle comporte des différences importantes par rapport à l’entrevue en face à face, la clé d’un entretien d’embauche réussi demeure toujours la même : une bonne préparation! « Bien connaître l’entreprise, bien connaître le poste, et bien se connaître soi-même aussi. Ça ne change pas, que ce soit en présentiel ou en virtuel », conclut Julie Trudeau.
Par courriel, par téléphone ou via le réseautage en ligne, il existe plusieurs façons de communiquer son intérêt et sa motivation après une entrevue. Voyons les choses à faire, et celles à éviter, pour faire bonne impression à la suite d’un entretien d’embauche.
L’envoi d’un bref courriel de remerciement après une entrevue est l’une des meilleures façons de réitérer son intérêt et son enthousiasme pour un poste. Selon Chloé Geneste, Partenaire d’affaires RH à l’Ordre des ingénieurs du Québec, envoyer un courriel de remerciement est aussi un moyen de se démarquer, car peu de candidats et candidates pensent à le faire à la suite d’un entretien d’embauche.
En plus de renforcer la motivation et l’intérêt pour le poste convoité, le courriel de remerciement a d’autres utilités. Par exemple, vous pouvez y poser une question qui n’a pas été abordée pendant l’entrevue. Si les prochaines étapes n’ont pas été mentionnées à la fin de l’entretien, ce peut aussi être le moment de vous en informer.
Le courriel de remerciement doit être clair et succinct. Quelques lignes suffisent. Remerciez le recruteur ou la recruteuse de vous avoir accordé de son temps, et rappelez-lui brièvement vos compétences clés pour occuper le poste.
Chloé Geneste recommande également de personnaliser le message. Ainsi, il est bien d’employer le nom de la personne que vous avez rencontrée. Il peut aussi être intéressant de nommer une expérience concrète qui met en valeur vos capacités pour le poste ou de mentionner les raisons précises pour lesquelles cet emploi ou cette entreprise vous attire.
Finalement, il est important de réviser votre courriel avant de l’envoyer afin de corriger les erreurs d’orthographe, qui peuvent laisser une mauvaise impression.
Dans l’attente d’une réponse, les jours qui suivent une entrevue peuvent être à la fois excitants et angoissants. Si vous demeurez sans nouvelles, il est acceptable, après un certain délai, de contacter l’entreprise afin de vous informer de l’état de votre candidature et de réitérer votre intérêt pour le poste. Cela peut se faire au moyen d’un courriel de suivi ou, plus rarement, d’un appel téléphonique.
Si l’employeur a donné une date précise à laquelle il vous recontactera, il convient d’attendre que cette date soit passée avant de le relancer. Si aucune date n’a été fixée, il est recommandé d’attendre entre cinq et dix jours avant de faire un suivi.
Chloé Geneste rappelle qu’il faut savoir faire preuve de patience. En effet, le processus de recrutement pour un poste en ingénierie est souvent de longue haleine, nécessitant de nombreuses étapes : première entrevue, deuxième entrevue, tests de compétences, tests psychométriques, etc.
Selon Chloé Geneste, l’appel téléphonique est principalement utilisé pour poser des questions ou demander des précisions. Pour envoyer un remerciement ou réitérer votre motivation à occuper le poste, le courriel demeure la méthode privilégiée.
Un appel de courtoisie peut toutefois être indiqué si vous souhaitez retirer votre candidature. En effet, si vous vous rendez compte que le poste ne correspond pas à vos attentes, l’employeur sera reconnaissant que vous preniez le temps de l’aviser. Cela permet de clore le processus de recrutement sur une note positive et de conserver une bonne relation avec l’entreprise.
Le réseautage sur LinkedIn peut être un autre moyen de manifester votre intérêt et votre enthousiasme pour un futur emploi. Ainsi, vous pouvez envoyer une demande de connexion à la personne rencontrée lors de l’entrevue, aux gestionnaires de l’organisation ou aux membres de l’équipe que vous souhaitez intégrer. Attention toutefois à ne pas inonder d’invitations l’entreprise tout entière. Tenez-vous-en à quelques personnes clés.
Le réseautage sur LinkedIn vous permet aussi d’entrer en relation avec des personnes qui occupent un emploi semblable à celui qui vous intéresse. Ce peut être l’occasion de leur poser des questions sur leur profession et de confirmer si ce genre de poste correspond à ce que vous recherchez.
Envoyer un courriel de remerciement, s’informer poliment de l’état de sa candidature ou faire du réseautage sur LinkedIn. Voilà toutes de bonnes façons d’exprimer son intérêt et sa motivation après une entrevue, et même de se démarquer des autres candidats et candidates.
Et si votre candidature n’est pas retenue cette fois-ci, ces prises de contact avec l’entreprise vous auront permis de démontrer votre professionnalisme et votre engagement, et d’établir de bonnes relations pour de futures occasions d’emploi.
« S’il y a une bonne impression qui est laissée, si l’on prend le temps d’échanger, de faire un suivi de qualité, ça permet de créer un lien pour d’autres opportunités plus tard », conclut Chloé Geneste.